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Vendredi 17 septembre soir, dans le cadre de la Saison Africa 2020, le Centre des Arts de la vile
de Enghien Les Bains était aux couleurs de L’EAU MAIS. Plus de 120 personnes étaient réunis
autour d’une soirée thématique pour sensibiliser à l’eau. La soirée s’est déroulée en deux temps
suivis d’un moment d’échanges et de rencontre avec les artistes.

  • 30 minutes en format conférence, pour parler de l’eau, présenter l’initiative No Water No Us et les
    partenaires existants.
  • 30 minutes de performance artistique pour découvrir, à travers la musique et la danse, Mami
    Wata la déesse de l’eau et 3 pays (Égypte, Nigéria, Afrique du Sud) donc 3 thématiques liées aux
    enjeux de l’eau.

    Par exemple, En Égypte nous avons abordé l’eau comme une source de conflits. L’organisation
    des Nations unies (ONU) a identifié plus de 300 situations de conflits potentiels autour de l’eau et
    les rivaux sont au bord de la rivière. Il existe 200 bassins versants partagés : Le Congo ou le Nil
    sont partagés entre 9 Etats, l’Amazone entre 7 États et le Mekong entre 6 États. 95 % des eaux de
    l’Égypte viennent de l’extérieur, 95% également pour la Hongrie, 90 % pour les Pays- Bas ou
    encore 50 % pour l’Allemagne. Pourtant, il est rare que l’on se batte pour de vrai car une forme de
    vieille sagesse humaine semble toujours l’emporter. Et demain ?
    Pour en revenir à l’Égypte, il suffit de regarder l’actualité dans la région. Le bassin du Nil traverse
    11 pays et il n’est pas facile de satisfaire toutes les exigences et les besoins de chacun. Toujours
    avec l’envie que l’art reflète la réalité de la situation, notre chorégraphie s’inspire d’un jeu festif
    égyptien et pratique guerrière vieille de 5.000 ans. Le Tahtib, ou bâton de combat, est pratiqué par
    des hommes en galabeya qui manient un bâton accompagnés par des musiciens dans le sud
    égyptien. Depuis 2016, il est inscrit au patrimoine culturel mondial de l’Unesco.

    Si vous aviez été là,
  • Vous auriez appris que l’eau insalubre fait 420 morts par heure, dont 90% ont moins de 14
    ans. Si le sujet est grave, la culture permet de l’aborder avec un œil artistique pour
    sensibiliser.
  • Vous l’auriez ressenti… l’émotion de l’eau. Quel est le lien entre sophrologie, eau et culture
    ? Demandez aux présents, cela se vit.
  • Vous auriez mesuré l’importance de l’éducation ; si l’art et le sport sont nos meilleurs
    bagages pour le (meilleur) monde de demain l’éducation est le catalyseur.
  • Vous auriez été sensibilisé à l’urgence de l’eau notamment au traitement des eaux usées
    et aux possibilités offertes par l’assainissement.
  • Vous auriez frissonné le lendemain ! votre main aurait tremblé, et pour la première fois,
    vous auriez mesuré les impacts d’un geste si anodin : ouvrir un robinet d’eau.
  • Avec les mots d’une fille de 11 ans vous auriez pleuré ; Nous adultes, Savons-nous
    seulement pleurer pour notre planète, nos animaux, nos végétaux ?

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